Provocation manifeste
Elle est assise soucieuse
De garder la barrière
Du modeste sanctuaire
Refuge des orphelins
Installée sur son tabouret
Sa main sous son maigre menton
Elle tombe comme un gros rocher
Dans un soulèvement ocre
De poussières étouffantes
Nul ne peut entrer sans elle
Elle doit recueillir de la chair
Arrachée des cimetières
Pour ceindre le royaume
Lézardé par les ténèbres
Il ne peut y avoir de vies
A moins qu'on vienne se vendre
Au monstres de feu infernal
Qui agitent les noirs souterrains
Avec son autorisation
Mais une victime ailée
Un vagabond, un enragé
Sans égards pour son souffle
A brisé les cous épais
Des cerbères inhumés là
L'autre ne pourra plus bouger
Son corps se mêlera au sol
Vite se décomposera
Alimentera le Menteur
Le maître qu'elle sert sans recul...
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